Est du Cameroun, 35 km à l'est de la ville de Lomié, département du Haut-Nyong, à 30 mn de marche du village de Moangue-le Bosquet (N3 07.592 E13 53.058)


Construits en forme de dôme, de surfaces très variables selon le nombre d'occupants, les mongulus sont formés d'une charpente de jeunes tiges tressées (baliveaux) enfoncées dans le sol, recouvertes de feuilles de marantacées (Maranta leuconeura) disposées comme des tuiles. L'ouverture (parfois en forme de tunnel) est orientée dans le sens de la pente.

Un feu est alors allumé à l'intérieur du mongulu, se consumant lentement. S'il apporte de la chaleur, il chasse également les insectes et permet le dépôt de suie au sommet de la hutte en assurant ainsi une meilleure étanchéité. Des codes moraux très stricts régissent l'occupation de ces habitations.

Pour la confection de la parure d'Edzengui, les garçons coupent les branches du palmier raphia (raphia laurentii) dans lesquelles se trouvent les fibres jaunes qui constituent la parure, et des lanières de liane sont arrachées puis tendues d'un arbre à un autre pour servir de structure sur laquelle ces fibres seront tissées.
Ce sont surtout les garçons qui réalisent le tissage de la parure, les filles chantent et aident à l'extraction des fibres; il est nécessaire de séparer les petites tiges dures afin de n'en garder que les longues parties souples. Ces opérations sont délicates dans la mesure où les extrémités des fibres sont très coupantes, mais cela n'empêche pas les jeunes, filles ou garçons, de s'amuser à confectionner des bracelets ou autres coiffes. La parure d'Edzengui se compose de deux parties, une partie haute et une partie basse. Elle est généralement à usage unique. Cela implique qu'à chaque cérémonie où Edzengui est pressenti, une parure sera confectionnée dans la journée; pas moins de trois heures sont nécessaires à la confection de celle-ci. il est évident que le temps de réalisation varie suivant le nombre de personnes disponibles mais les hommes ont souvent d'autres choses à faire et ne viennent prêter main forte aux adolescents qu'en cas d'extrême nécessité : un enfant est alors envoyé pour appeler des hommes en renfort, généralement âgés de moins de 30 ans. Il existe plusieurs lieux propices à la confection de la parure. il s'agit souvent d'endroits très boueux où fibres et branches séchées permettent de ne pas trop s'enfoncer dans la boue


Pour s'assurer de pouvoir faire un feu en toute circonstance, Kalo prépare l'amadou constitué d'un mélange de bourre de palmier grattée et séchée et de peau de banane calcinée.
L' étoupe sera soigneusement rangée dans un petit sac en peau d'antilope ou de varan, le Sawala, qui contient le silex et un morceau de métal recourbé, généralement issu d'une vieille machette.

Kopka est tombé jeune d'un arbre. Il est resté handicapé de la jambe droite qu'il envoie sur le côté, loin devant lui, pour avancer. Kopka observe, dessine et fabrique toutes sortes d'objets, surtout des camions et des voitures qu'il parvient à vendre parfois.